Sharpe, Sortino, Calmar : quelles différences
Ces trois ratios partagent la même idée (rendement rapporté au risque) mais ne mettent pas la même chose au dénominateur.
Tous mesurent un rendement excédentaire par unité de risque. Ce qui change, c'est la définition du risque.
Sharpe : volatilité totale
Le dénominateur est l'écart-type de l'ensemble des rendements. Il traite les écarts à la hausse et à la baisse de la même manière.
Sortino : volatilité baissière
Le dénominateur ne retient que les rendements inférieurs à un seuil (souvent zéro ou le taux sans risque). Un fonds qui progresse par à-coups violents mais ne baisse jamais brutalement aura un Sortino nettement meilleur que son Sharpe.
Calmar : perte maximale
Rendement annualisé divisé par la valeur absolue du maximum drawdown (la pire perte entre un sommet et le creux qui suit). Le Calmar parle à l'investisseur qui craint surtout le scénario du pire : combien je gagne par an pour chaque point de perte maximale subie ?
Comment les utiliser ensemble
Un Sharpe et un Sortino proches indiquent des rendements symétriques. Un Sortino très supérieur au Sharpe signale une volatilité surtout haussière, plutôt bon signe. Un Calmar faible malgré un bon Sharpe révèle un fonds capable de décrochages ponctuels sévères.
Voir les trois ratios pour chaque fonds →
Voir aussi
- Le ratio de Sharpe
Le rendement par unité de risque, et comment le lire.
- Volatilité et maximum drawdown
L'ampleur des variations, et la pire perte historique.
- Lire la performance d'un fonds
YTD, 1 / 3 / 5 ans, cumulé contre annualisé.